Le paradoxe !!
Mécanisation à outrance !
Nous en sommes arrivés à ce stupide paradoxe, ce n'est plus la machine qui est au service de l'homme mais l'homme qui est devenu l'esclave de la machine et ceci me fait penser au célèbre film du non moins célèbre CHARLOT,
"Les temps modernes".

Chers visiteurs,

Je vous rassure tout de suite, je n'aborderai pas les sujets "scabreux" genre "OGM", "poulets aux hormones", "vaches carnivores", "vaches folles", "pollutions dues aux épandages excessifs de lisier", pollutions aux nitrates, "abus de produits chimiques" et nourriture "dioxinée", naufrages à répétition de pétroliers vétustes, marées noires, etc....
Mais peut être vous demanderez-vous pourquoi un (ancien militant du parti écolo) pourtant passionné de machines et de mécaniques "anciennes" s'insurge contre les engins agricoles actuels ?
La réponse est toute simple, passionné de vieilles mécaniques à "l'échelle humaine" je le suis certainement et de plus en plus.
Ecolo, bien sûr mais sûrement plus politiquement car nos représentants, comme tous leurs congénères, tous pays et partis confondus, dès l'accession au pouvoir, renient facilement, trop facilement le pourquoi ils se sont battus.
Alors que c'est grâce à ces circonstances qu'ils ont eu le privilège d'accéder au pouvoir, suprême consécration.
Ils oublient trop facilement que le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument.
Mais tout cela est encore une autre histoire qui n'a pas sa place ici.
Par contre, je suis, bien évidemment, opposé aux machines agricoles modernes dont le gigantisme croissant n'est plus du tout en rapport avec notre/nos région/s, car, comme toute personne sensée et préoccupée de l'avenir de ses enfants lié bien évidemment à l'avenir de la terre tout court, j'ai décidé, via ce site, d'exprimer mes réflexions relatives aux changements climatiques et autres dégâts causés par l'homme vis-à-vis de son environnement avec leurs conséquences catastrophiques sur notre vie de tous les jours, la destruction de la biodiversité est un phénomène qui va s'amplifiant de jours en jours.
Les implications de la mécanisation à outrance de nos exploitations agricoles n'y sont pas étrangères et leurs retombées sont multiples, économiques, environnementales et sociales, en voici quelques-unes :
  • Un coût exorbitant pour des agriculteurs de moins en moins nombreux et de plus en plus en difficulté.
    En Belgique +/- un millier d'exploitations agricoles disparaissent ainsi chaque année.
  • L'obligation d'emprunts de plus en plus lourds qui, s'ils font le bénéfice des banques, ruinent encore un peu plus nos pauvres fermiers.
  • L'obligation pour les "rescapés" de travailler jour et nuit à la lumière des phares (au moins les chevaux n'avaient pas de projecteurs) pour produire plus, toujours plus dans l'espoir, utopique, d'arriver à clôturer l'année avec un budget en boni, hélas cette course est sans fin, ils n'en verront jamais le bout, c'est l'âne qui court pour attraper la carotte attachée au bout du bâton placé devant son museau, on appelle cela la modernité.
  • L'obligation de pousser la production des terres à leur maximum notamment grâce à l'emploi intensif d'engrais et de produits phytos contribue à une diminution importante de la qualité des produits alimentaires pourtant de première nécessité à notre survie.
    Et pour arriver à quoi ? L'Europe de l'ouest croule sous une surproduction de la plupart des produits de grande consommation, lait, sucre, c'est le cercle vicieux alimenté à coup de subsides sur le compte du contribuable bien entendu pour maintenir en vie des exploitations mortes par définition.
  • Coincés entre les règlements européens et la pression américaine, nos gouvernants acculés, sacrifient sans aucun scrupule nos pauvres paysans sur l'autel de la productivité, c'est "marche ou crève" et n'oublions pas que si le prix du blé est resté pratiquement inchangé depuis 40 ans le prix du pain lui..., alors que dans un même temps on les oblige à mettre des terres en friche pour respecter un soi-disant "quota", heureusement le ridicule ne tue pas.
  • Toutes ces machines disproportionnées pour notre petit pays, généralement importées des U.S.A (ou elles sont bien entendu indispensables dans leurs immenses plaines) ne créent pratiquement pas d'emploi à l'échelon national, sauf au niveau distribution et entretien, une paille, sans mauvais jeux de mots.
  • L'usage de ces "monstres" a nécessité un remembrement important d'où la disparition des petites exploitations, ces ouvriers se retrouvant ainsi sans emploi.
  • Pour mener à bien ces remembrements nécessaires à l'utilisation de ces engins, il a fallu supprimer les haies, sentiers, mares, arbres, bref, tout ce qui faisait le charme de nos campagnes, en modifiant ainsi l'écosystème, le comble c'est que les fermiers croient encore qu'ils sont les garants de notre environnement et nécessaires à l' entretien et la présentation de l'aspect de nos campagnes.
  • Ces machines, inadaptées à nos contrées, montent en puissance chaque année ce qui entraîne un phénomène "boule de neige" qui conduit nos agriculteurs, pour maintenir la rentabilité de leurs exploitations à les étendre de plus en plus et comme les gros poissons mangent toujours les plus petits, les entreprises se voient donc contraintes, pour survivre, de grignoter petit à petit, les terres de leurs homologues en difficultés financières, chaque année voit ainsi disparaître des centaines d'entreprises agricoles et la mise au chômage de centaines de sans emploi.
  • Les cultures en ligne combinées aux poids élevés de ces machines modernes tassent les sols et créent des sillons ne permettant plus à l'eau de pluie d'y pénétrer normalement, celle-ci ruisselle alors de plus en plus vers les points les plus bas accélérant ainsi la gravité des crues et donc des inondations qui en découlent.
  • La seule solution possible serait de revenir 40 ans en arrière, remettre en état notre environnement comme il aurait toujours dû le rester, réembaucher du personnel et retrouver une agriculture saine exempte de tous ces additifs inutiles qui nous empoisonnent l'existence, fabriquer des machines ultra-modernes certes, avec des moteurs peu polluants la technologie nous le permet, mais de taille humaine ce qui permettrait de nouveau la subsistance dans de bonnes conditions économiques d'agriculteurs heureux de retrouver une vie moins stressante et en accord avec notre bonne vieille terre.
    Pour info, les mono-2 temps présentés dans mon site réservé aux tracteurs anciens (voir liens dans ce site), avec une mécanique vieille de près de cent ans peuvent fonctionner avec n'importe quel carburant notamment des huiles végétales, nettement moins polluantes.
    Utopie ?? Certainement, malgré les prévisions catastrophiques de l'élévation de la température de +/- 4° pour ce siècle, trop de "gros" y ont à perdre et tant que les réserves pétrolières seront suffisantes rien ne bougera dans le bon sens.
    L'administration "Bush" (constituée en majorité de magnats ou ex-magnats du pétrole) ne refuse t-elle pas de signer le protocole de Kyoto sous la pression des pétroliers ?
    Et maintenant une "guerre du pétrole"...
    Mais ou allons-nous ?
    Tout droit à la catastrophe mais attention, si nous sommes en surproduction, n'oublions pas que les 2/3 de l'humanité crèvent de faim et un "retour de flamme" pourrait nous faire très mal, nous en avons déjà eu un avant goût.
Toutes ces considérations sont le reflet de mes réflexions personnelles et n'engagent que moi.

Christian Decroly